Auto-défense pratique

De manière générale dans les arts martiaux et le voies martiales, chaque professeur est libre de construire le programme qu’il juge le plus adéquat pour préparer les élèves à l’examen de la ceinture noire de la fédération ou du Ryu (école) à laquelle il appartient.

Ceci dit, pour les professeurs moins expérimentés, les fédérations et Ryu proposent généralement un programme type. Ce programme est même très souvent disponible sur Internet !

Du point de vue des hauts gradés du Shobukai-ryu, en tenant compte de nos expériences et études en psychologie du combat, en pédagogie, de nos expériences d’instructeurs dans différentes disciplines ainsi que nos expériences du combat réels, nous avons été amenés à douter du bien-fondé martial de beaucoup de programmes proposés. En effet nous, nous les trouvons, pour beaucoup :

  • trop basé sur un ensemble de techniques et pas assez sur un ensemble de situations de combat réel,
    Exemple : A quoi bon passer énormément de temps à étudier mille et une défense contre "saisie du bras croisé" comme on le fait en aïkido, alors que c'est une des attaques les moins utilisées en combat réel ;

  • trop théorique et créant souvent de mauvais conditionnements par rapport au combat réel.
    Exemple,
     pourquoi étudier l'art et la manière de maintenir quelqu'un sur le dos au sol comme en judo, alors qu'en combat réel, personne ne vous donnera des "points" si vous y arrivez longtemps, autant que votre adversaire reste ventre vers le sol. Il sera moins dangereux !

  • trop inféodé à une discipline (le judo, l'aïkido, le karaté-do, le jujutsu brésilien…), la solution proposée pour telle attaque n'est pas la solution la plus simple mais la solution de sa discipline. On se retrouve le vieil adage : ″quand vous n'avez qu'un marteau comme outil, tous les problèmes ressemblent à un clou ″
    Par exemple beaucoup de jujutsuka et aïkidoka veulent absolument faire une clef de bras sur des attaques qu'un simple atemi de karate aurait réglé rapidement.

  • trop encyclopédique (on voit trop de techniques différentes dans les premières ceintures) ;

  • pas assez progressif (certaines techniques compliquées sont vues avant d’autres plus simples) ;

  • voire, proposant des techniques qui n'ont que l'apparence de l'efficacité (l'ensemble des critères qui seront listés plus loin vous permettront de comprendre pourquoi certaines techniques enseignées dans les salles d'arts martiaux sont ″ relativement mauvaises ″ d'après nous).



C’est pourquoi, dans le cas de la défense (goshin), avec l’orientation pragmatique de ce travail d'auto-défense (sho : fondamental -bu = guerrier par opposition à sport de combat), nous proposons un programme qui tient compte de ces principes et aussi qui permet aux élèves de différents horizons martiaux de pratiquer ensemble. Le programme ne définit donc pas des techniques à connaître mais des situations de combats dont on doit pouvoir sortir victorieux.

Pour chaque situation de combat envisagée, l'élève choisira sa défense :

  • soit dans les techniques qu'il connaît déjà via un autre art martial (bujutsu), voie martiale (budo) ou sport de combat (kakutogi),

  • soit via ce que l'instructeur propose pour ceux qui n'ont pas déjà une technique valable à utiliser.

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